| Une souche label
spécifique Le PDG de Galor suit également avec beaucoup d'attention la
croissance soutenue de la production de pintade fermière label rouge. Il se félicite de
voir ce mode d'élevage qui extériorise la spécificité de la pintade, prendre de
l'ampleur d'année en année (NDLR : 3,4 millions de sujets en 1986, 8,4 millions en
1996). Or, grâce à la diversité de son pool génétique, la société Galor a mis au
point une souche spécifique label(GL 213) commercialisée depuis 1994. Cette souche aux
caractéristiques rustiques, possède une croissance adaptée à l'âge d'abattage élevé
des pintades fermières labels. A 94 jours, son poids moyen est de 1,770 kg pour un indice
de consommation de 3,45. Comme les autres souches Galor, elle est agréée par le Sysaaf
(Syndicat des Sélectionneurs Avicole; et Aquacoles Français). De plus, précise R.
Galliano, elle fera l'objet d'un contrôle de conformité au référentiel de ;élection
développé actuellement par le Sysaaf. Un référentiel dont les dispositions sont
actuellement étudiées pair le ministère de l'Agriculture et par la Commission Nationale
des Labels et de la Certification (CNLC).
Pour accroître la spécificité de cette souche label, Pascal Jamenot généticien
Galor, travaille à l'élaboration d'un phénotype différent de façon à éviter toute
confusion avec les souches standards. Dans la mesure où ce croisement est issu de
lignées hybrides, cette souche sera totalement protégée. Il sera ainsi impossible de la
reproduire à partir des produits terminaux. Les premiers pintadeaux issus de ce
croisement spécifique de par son phénotype, ;seront disponibles en 1999.
Dans sa gamme de croisements pintades bien identifiés, Galor dispose déjà d'une
souche spécifique haut de gamme, la GD 413 réservée au pintadeau de la Drôme. Une
souche elle aussi à croissance lente, et présentant un phénotype unique : les pattes
noires, facilement reconnaissable par la distribution et les consommateurs.
| L'uf de pintade est
fabuleux! Robert Galliano
ne tarit pas d'éloges sur
les qualités de l'uf de pintade. Sa
coquille plus épaisse le protège des
chocs ; sa durée de conservation est d'au moins un mois à une température de 10 °C ;
" sur le plan gustatif, c'est une splendeur ", s'exclame-t- il. Quelques grands
chefs ont su l'utiliser pour accompagner leur cuisine gastronomique. Bref, affirme-t-il,
" l'uf de pintade est fabuleux! ". Une pintade femelle pond 170 à 180
ufs en 35 semaines. Grâce à la sélection génétique pratiquée depuis plusieurs
décennies sur cette espèce, le calibre des ufs a notablement progressé. Aussi,
tout mi1ite pour qu'ils soient proposés à la consommation du grand public, même s'il
s'agissait seulement d'une niche marketing à l'instar de ce que l'on observe pour
l'uf de caille. Voici quelques années, des essais de commercialisation se sont
révélés infructueux. Le moment est peut-être plus opportun aujourd'hui dans un
contexte à la fois de retour aux produits du terroir et de recherche d'un certain
exotisme. R. Galliano observe par ailleurs que l'uf de pintade serait mieux adapté
que celui de poule, aux fortes chaleurs de l'Afrique, un continent d'où cet oiseau est
originaire. |
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Au couvoir de sélection, éclosion pédigrée.

La société Galor commercialise en moyenne
chaque semaine quelque 150000 pintadeaux.

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