Volailles chair
EN COMPLEMENT DES SOUCHES STANDARS

GALOR : des pintades pour la découpe et les labels

L'un des tout premiers sélectionneurs de pintade, Robert Galliano PDG de Galon demeure passionné par cette volaille festive incomparable originaire d'Afrique. En marge de la souche standard Galon il met l'accent sur un croisement autosex destiné à la découpe et sur un pintadeau « label ». Deux produits génétiques bien identifiés pour deux créneaux porteurs.

Aussi bien en tant que sélectionneur que président de l'interprofession CIP, Robert Galliano exhorte depuis une dizaine d'années les entreprises d'aval à développer la
découpe de pintade.
C'est pourquoi, il se réjouit de voir plusieurs abattoirs spécialisés en pintade découper de 10 à 20 % de leur production.Pour lui, c'est un début : « mon sentiment,
c'est que çà va doubler », assure-t-il. La voie a été montrée par la dinde et surtout
par le canard dont le statut « haut de gamme » se rapproche de celui de la pintade. Des préparations telles que la cuisse ou le suprême (filet + manchon) conviennent exactement aux attentes des ménages sans enfants ainsi qu'aux personnes seules, explique-t-il. De plus, de telles présentations facilitent les préparations culinaires, dont par exemple, celles au barbecue.

Une souche autosex pour la découpe

Mais en amont, il faut optimiser la filière de production en fonction de ce créneau naissant. Compte tenu de sa conformation et de sa propension à faire rapidement de la graisse car elle arrive vite à maturité, c'est la fenielle qui est la plus apte à être découpée. Une singularité en volaille où, dans la plupart des espèces, c'est le mâle qui est découpé en raison d'un fort dimorphisme sexuel. L'idéal est donc d'abattre la femelle pintade à 70 jours. « A cet âge-là, elle est parfaite. Après., elle fait du gras », indique R. Galliano.

En revanche, les mâles peuvent être élevés sans problème jusqu'à 80 jours et plus, pour le marché des pièces entières. Mais pour qu'un tel dispositif soit opérationnel, il est indispensable d'élever les pintadeaux en sexes séparés.Depuis le début des années 1990, le sélectionneur Galor possède dans sa gamme une souche autosex parfaitement adaptée à ce type de configuration. Le plumage du pintadeau femelle est plus clair (couleur « Isabelle ») que celui du mâle. Son bréchet est plus rond, avec par conséquent des masses musculaires intéressantes pour la découpe, et en particulier pour des morceaux comme le suprême.

R. Galliano ajoute qu'à l'abattoir, les lots élevés en sexes séparés présentent nécessairement des carcasses aux gabarits plus homogènes. Avec par conséquent, un meilleur travail sur la chaîne d'abattage et d'éviscération.

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(C) AM

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